dimanche 20 juillet 2008

23. Sweet sweet cotton candy

J'ai craqué. Non mais c'est vrai quoi. Vous auriez le courage, vous, de tomber sur l'homme parfait, et de passer votre chemin sous prétexte que ça ne va sûrement pas durer? D'approcher la perfection d'aussi près, et de continuer à faire la fine bouche? Moi je n'ai pas pu, tout simplement.
.
Je vous sens dubitatif. C'est l'euphorie des premiers moments, me diriez vous. L'effet des premiers émois vous monte à la tête aussi fort qu'une vodka bue cul sec quand on a le ventre vide. Certes oui. Mais non. En arrivant dans ce petit et fort charmant pays, j'avais bien décidé de m'amuser, mais en aucun cas de rencontrer quelqu'un. Et encore moins l'homme parfait. Je n'étais pas particulièrement triste malgré une nième rupture, je ne me sentais ni seule si en manque d'affection. C'est donc bien avec toute lucidité que j'ai laissé Mister P entrer dans le souk de ma vie. Telle une bête curieuse, je l'ai observé se mouvoir, guettant tranquillement le faux pas qui ferait tout basculer. Sauf que le faux pas, il n'arrive pas!!!

Résumons : en une semaine, Mister P m'a présenté à ses amis roux aux yeux bleus (oui d'accord yen avait un qui tirait sur le châtain. Pardons je ne mettrai plus tous les oeufs dans le même panier). M'a prise à part pour me demander si tout allait bien, si je ne me sentais pas exclue du groupe/dépaysée/, si j'arrivais à suivre le fil des conversations. A passé une soirée entière à bavarder avec ma Aleksandra, ma colloc, et son ami, autour d'une bonne bouteille qu'il a eu la délicatesse d'apporter. M'a invitée à un nouveau ciné. Envoie des textos drôles et légers juste assez souvent pour que je sois certaine qu'il pense à moi, sans pour autant qu'il rentre dans la catégorie pot de colle envahissant.
Pour ne rien gâcher, il est grand, tout en muscles, drôle, me prend par la main dans la rue, m'a montré ses photos de vacances et prend des photos de moi sans prévenir, l'air de rien.

Ya un truc qui cloche. Ya forcément un truc qui cloche, ya toujours FORCEMENT un truc qui cloche! Mais je le trouve pas. J'ai beau chercher, attendre le moment où tout d'un coup la vérité va surgir, toute moche, il va m'annoncer qu'il vient de la planète mars, qu'en réalité il est vert et gluant avec des écailles dans le dos, et qu'il fait un stage de 3 semaines sur la planète bleue sous apparence humaine pour étudier les créatures terrestres dans leur habitat naturel.


Alors en attendant de trouver, je continue à blottir ma main dans la sienne, à rire à ses blagues, à accepter l'adorable nounours que son copain a gagné à un jeu et qu'il m'a offert, à attendre ses textos, à décoiffer ses cheveux roux. La vie a du bon sous les nuages d'Irlande.

dimanche 13 juillet 2008

22. Here comes the summer sunshine

J'adore l'été, surtout quand il fait enfin beau dans ce pays ou les nuages gris ont juré fidélité au ciel. J'ai encore craqué sur un pantalon dégriffé, cher mais beaucoup beaucoup moins qu'à l'origine, j'arrive même à le boutonner en bloquant ma respiration, rentrant mon ventre (pourtant Dieu sait que j'en ai pas tant que ça) et en gardant les jambes dans l'axe du dos même en étant assise (mais oui c'est possible, on est tout simplement tangent à la chaise, nuance.)

Je peux aussi ne pas le boutonner, et remercier les Gourou de la mode d'avoir prêché pour cette saison des t shirts et pulls relativement longs.



Mardi dernier j'ai été au cinéma, avec Mister Pear. C'était la troisième fois qu'on se voyait, respectivement après une ballade dans un parc à côté et un café (que j'ai oublié de servir) devant mon four en attendant que le crumble cuise. C'est d'ailleurs là que la poire est entré en scène, trop tard malheureusement, pour faire partie du crumble en question.

Donc, après le cinéma, en très honorable gentleman, Mister P m'a raccompagne jusqu'à ma porte et là, selon la magique règle du 3rd date , il m'a embrassée. (En fait, c'est là que j'ai compris que c'était notre 3rd date, que là c'était un date et pas un simple ciné , que Mister P ne serait pas juste mon voisin, ce pote sympa est drôle avec qui je vais au cinéma les mardi soir).



Bon, c'est vrai que c'est mignon tout plein. Que pour une fois, je n'ai absolument rien à reprocher au candidat, il remplit , à mon grand étonnement, tous mes critères de manique constamment insatisfaite. Tout est parfait, me diriez vous. Seulement voilà, parfait sur ma planète, ça n'existe pas. Car dans la mesure ou je ne peux pas rapporter Mister P dans ma valise en France, étant donné que je suis arrivée ici avec déjà un excédent de bagages ( ça pèse lourd les chaussures), que j'en aurai encore plus au retour (voir la partie shopping, quelques lignes plus haut), et que de toute manière mister P est trop grand pour rentrer dans une valise, à quoi ça sert de démarrer une jolie petite histoire, si c'est pour revenir à la case départ dans deux mois. Des idées? Parce que moi, aucune. Bon, on a encore 3 jours pour réfléchir, parce que dans 3 jours Mister P sera revenu de vacances, et moi, il faudra que ma décision soit prise.

dimanche 6 juillet 2008

21. So high

Apprendre à connaître une ville inconnue, c'est comme renaître de ses cendres avec un compteur remis à zéro. Comme. Il faut tout réapprendre, où on achète les tickets de bus ou de métro, où ça coûte moins cher de faire des courses, quel bus peut m'emmener à tel endroit, un nouveau raccourcis pour arriver plus tôt au boulot, ont dit he's on his bike et pas riding his bike parce que c'est un mot bcp trop old fashioned voyons. Des visages , tous inconnus. Apprendre à se construire une vie ici, se faire une petite place au milieu des autres, et se fondre dans le décor.

I should have gone. I shoud have gone, I should have left a long time ago.

Le bonheur, c'est juste profiter d'un petit rayon de soleil qui perce entre les nuages. Un verre glissé dans mon sac avant de quitter le bar, qui va s'ajouter à ma collection.

Why does death hurts ? Death is just a part of the game.

J'ai rencontré le parfait cliché d'ici. Je n'imaginais même pas que ça existait, mais il est bien là, devant moi, et il est même gentil, drôle j'en perd mon anglais. On s'est revu ce soir, il m'a dit je t'ai apporté quelque chose, et c'est une poire qu'il a sorti de sa poche. Oui moi aussi j'ai rit,et il a dit une poire parce que c'est un de mes fruits préférés, parce que j'aime donner des choses aux gens.

Dans Blanche Neige, la pomme était empoisonné, dans la vraie vie, la poire, vous croyez que c'est juste une poire? Pourquoi c'est si difficile de ne pas regarder en arrière quand tout vous appelle vers l'avant Dommage, le crumble est déjà cuit, sinon ça aurait été un crumble pomme poire.

Something's missing.

Oui c'est sur qu'il manque quelque chose. Mais si tu arrêtais d'être amnésique, si tu admettais enfin que ce quelque chose, que cette pièce perdue du puzzle, elle est perdue depuis déjà deux ans, et non pas depuis 2 semaines, peut être que là, tu arrêterais de la chercher là où elle n'est pas.

I'm not seeking anymore. it's not missing. It's dead. I've just killed it. And then I left.
"This mess here around us is rather like my mind;
it may be a good image of what goes on inside me,
that's what it's like,
my life is like that".
F. Bacon

mercredi 25 juin 2008

20. Oh mon amour je n'ai, aucun regret de partir...


Découvrez Shivaree!



Enfin en vacances. Terminés les derniers examens de cette année, les questions vicieuses auxquelles on envisage trois réponses différentes possibles sans jamais savoir laquelle des trois est la bonne, la copie que je rend certaine d'avoir assuré, mais où je me rend compte en passant la porte de la salle que j'ai oublié 1. de recopier le bon résultat de ma feuille de brouillon 2. inversé deux résultats 3. sauté une question en me disant que j'y retournerai plus tard parce qu'elle était facile et puis l'oublier (oui je suis distraite par moments) 4. et j'en passe et des des meilleures.
J'aurais jamais autant stressé de ma vie pour des exams, même pour le bac j'étais plus zen, faut dire aussi que j'étais sure de l'avoir, dans les premiers qui plus est. Depuis deux ans c'est un plus délicat, j'ai plus de mal en m'en sortir. Je travaille donc trois fois plus, à en perdre les pédales, engueuler copieusement les murs, les peluches, les oreillers, ma chaise de bureau que je ne supporte plus, j'ai la désagréable impression d'avoir pris du poids à force d'y être assise sans bouger à plancher sur mes poly. Même plus le temps de faire un petit tour en ville se dégourdir les jambes, de faire un bowling avec des amis, à peine le temps d'aller voir Sex and The City au ciné. (On allait pas rater ça quand même. D'envier tous les talons vertigineux de Carrie, de me promettre de craquer sur des talons d'au moins 10 centimètres dès que le cauchemar serait terminé).

Et voilà maintenant c'est fini. Je suis tellement contente que je me fiche un peu des résultats. J'ai tellement travaillé que j'ai la conscience on ne peut plus zen. Bon je serais quand même contente de l'avoir, cette fichue année.

En attendant, je ne vais pas à Tunis cet été, c'est décidé. Trop de fantômes hantent ses rues, enfin non, c'est plutôt moi le fantôme qui vient hanter les vestiges d'une vie morte et enterrée.

J'ai décroché un CDD au pays du Tigre Celte, pendant deux mois je vais faire le plein de pluie et de verdure, dépaysement assuré. Certes, le soleil de plomb, la mer, Sidi Bou me manquent déjà un peu, mon chéri me manque encore plus, mais lui me boude à son tour, c'est bien la première fois que je le vois s'énerver, et pour ne rien arranger je suis l'objet de ses griefs... Je vous le dit, il vaut mieux pour tout le monde que je me planque à l'abri, en attendant que l'orage se calme. Si il se calme un jour :) Je suis dans de sales draps et c'est même pas ma faute, le méchant de l'histoire, c'est lui, mais il est pas encore au courant. Donc je n'essaye même plus de prendre sur moi et d'être la gentille fifille que je suis d'habitude, de la caresser dans le sens du poil, de jeter deux ou trois plaisanteries histoire de le faire rire et de détendre l'atmosphère et de repartir sur le chemin de notre histoire boiteuse.

Il est délicieusement effrayant, ce sentiment de partir en laissant tout derrière soi, même si ce n'est que pour quelques semaines, d'entasser dans sa valise deux vêtements, 32 paires de chaussures et quelques souvenirs, et d'embarquer seul vers l'inconnu. J'ai l'impression de revivre, de renaître de mes cendres. Ma vie m'attend, elle est là, maintenant , et devant moi aussi, et d'un seul coup, je suis épuisé de m'accrocher à tout ce qui tient au passé. Les souvenirs sont jetés au feu, il est grand temps d'en fabriquer des tous neufs.

samedi 24 mai 2008

19. One more

Nous devions nous retrouver en bas de chez lui, mais quand je suis arrivée, il m'a demandé de monter, car il n'arrivait pas à mettre la main sur son portefeuille.



J'ai poussé la porte, et je suis restée plantée au milieu de l'entrée, sans rien dire.

Les stores étaient baissés, et il devait y avoir une centaine de petites bougies dans la pièce. Le couvert était dressé sur une table basse décorée, avec des poufs autour. Et des bougies, encore. Il m'a accueillie avec une rose blanche, je ne trouvais pas mes mots. Il avait commandé le repas à l'avance. Sur la playlist de son ordinateur ne diffusais que des chansons que j'aimais. Comme s'il avait mentalement noté toutes les fois où j'ai pu m'exclamer : "oh j'adore cette chanson!", ou "j'aime beaucoup Ben Harper". Je n'arrivais même pas à me figurer tout le temps que ça lui avait pris, de cuisiner une entrée, allumer 100 bougies, retirer les épines de la rose à la tige toute lisse, plier les serviettes et décorer la table.



Mon tout premier dîner au chandelles. Je vais pouvoir le rajouter à la liste des première fois.
Je n'ai rien vu de plus touchant, que lui terminant courageusement son assiette malgré son aversion pour tout ce qui vient de la mer, et quand c'est pas cuit n'en parlons pas.





Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!! Pourquoi est ce que ça n'arrive que dans les films, le romantique dîner aux chandelles AVEC la bonne personne! Hein? Il est adorable, c'est de loin le plus beau rendez vous que j'ai jamais eu de ma vie, il remporte la palme haut la main. Humour, tendresse, et coeur gros comme ça, que demander de plus. Mais pourtant. Encore un râteau, encore un coeur de brisé, et peut être, un bon ami de perdu.



A la fin du dîner, il m'a offert une deuxième rose. Rouge celle là. Pas de grande déclaration, juste une rose rouge sans épines.





Depuis, c'est sans doute pas juste, mais je boude Y. De toutes mes forces.

Je ne lui ai rien raconté, non, mais juste demandé un surplus d'attention, s'il te plaît, sois là un peu plus souvent, pense à moi, je ne te demanderai jamais de roses ni de dîners ni de chandelles ( de toute façon, Monsieur n'aime pas les restaurants ni la nourriture-non-faite-maison, et c'est toujours à Lyn de se coller aux fourneaux, parce que Monsieur n'est pas capable de cuisiner autre chose qu'un thé en infusion, et encore...).

Tout ce que je demande , c'est un petit mot doux, de temps en temps. Mais ça ne semble pas être dans ses cordes. Alors je boude, je démissionne, je fais grève, pour une durée indéterminée. S'il a besoin de moi, il sait où me trouver. En attendant, je suis en train de tomber amoureuse du gars de la publicité de chanel n°5 qui tombe amoureux de Nicole Kidman. On se console comme on peut.

vendredi 9 mai 2008

18. Sushis & Cie.

Un ami m'a invité à dîner, demain.

En fait nous somme toute une bande de potes, toujours la même, et quand nous nous faisons un restaurant, c'est tous ensemble, en général, et du coup, je ne sais pas quoi penser pour demain, car il n'y aura que nous deux. On mange japonais, il sait que j'adore ça, et je sais qu'il déteste.

Tout a commencé par une invitation via un e-mail anonyme. Il s'est dévoilé le lendemain, et m'a exposé le programme top secret de la soirée.

Puis ce matin sur mon e-mail, j'ai trouvé la carte du restaurant scannée, les prix cachés par l'émoticône qui tire la langue. Il me demandait de choisir, de manière à ce qu'il commande à l'avance, et qu'on n'ait pas à attendre nos plats. Mais surtout je pense de manière à ce que je ne demande pas à voir la carte sur place, c'est lui qui régale, et connaissant mon caractère de sale tête de mule, il a tout mis au point pour que je ne sache rien. J'ai eu beau le cuisiner, pour essayer de deviner le nom du restaurant, son adresse, rien à faire. Il joue les grands princes et ne veut rien savoir. "Retrouve moi devant chez moi, c'est tout ce que tu as le droit de savoir."

Mieux encore, il m'a promis une surprise après. Là encore, pas moyen de lui tirer les vers du nez. "Sois patiente, attend et tu verras bien". Pas même un indice, pas la moindre petite miette d'indication, j'en perd mon latin.

Et malgré moi, je me me laisse entraîner dans le jeu, j'ai envie de voir de quoi il retourne. Je me raccroche à l'espoir que c'est dans un état d'esprit de bon vieux potes que la soirée va se passer.
Espoir un peu stupide, je pense. Pourtant il sait pour Y, mon prince semi-charmant, mon amoureux-à-temps-partiel de toujours, malgré ma discrétion pour tout ce qui concerne ma vie pseudo amoureuse. Il nous a croisé une fois en ville, main dans la main, l'une des rares fois ou Y a daigné venir, et pour balayer tout doute possible, l'a même vu me voler un baiser.

Alors c'est en quel honneur, ce dîner? Pour me remonter le moral vacillant en cette période trouble d'examens de fin d'année? Alors pourquoi le reste de la bande n'est il pas de la partie? Ou est ce qu'ils sont tous en train de me manigancer une surprise, pour se venger de toutes celles que j'ai pu tramer dans leur dos? Où est ce que...

Bon, inutile de se poser trop de questions , je verrai bien demain. N'empêche, c'est pas mon Y que j'aime gros comme ça et je sais même pas pourquoi, qui me réservera ce genre d'attentions. Et pourtant, je ne peux pas m'empêcher de regretter que ce ne soit pas avec lui, le dîner de demain soir.

lundi 5 mai 2008

17. Further along, we just may...

C'est une honte , franchement, de se prendre la tête autant avec des histoires aussi futiles pendant que des gens meurent du sida, de famine et de soif dans le monde, que des peuples subissent des guerres sans merci, des génocides, que des SDF dorment à même le trottoir et dépendent de la générosité et de l'humeur des passants pour avoir de quoi manger. Non mais franchement, c'est honteux, je ne devrais même pas user les pages de ce blog, votre temps, à vous qui me lisez, mais aussi le mien, à ressasser des histoires aussi inutiles, avec en plus un sentiment de déjà vu.
***
***
***
En plus, j'empêche mon voisin de dormir, il ne doit pas apprécier Ben Harper à une heure du matin à fond, et n'hésite pas à me le faire savoir à grand coups de poings sur le mur mitoyen. Voilà Marilyn, on te le dis et on te le répète, tu fais chier le monde, va te coucher. Arrête de péter ton câble parce qu'il clame haut et fort qu'il a plein de copines à usage unique. Tu l'as su dès le début, vous êtes pas sur le même continent, ça faisait partie du contrat, t'avais qu'à dire non dès le début, maintenant faut pas venir pleurer.
***
***
***
Oui , mais, il pourrait se faire discret, quand même!!!! Je suis de l'autre côté de la méditerranée, et merci oh formidables avancées technologiques , msn, skype, facebook et autres conneries du genre, me voilà sans le vouloir à même de suivre ses exploits presque en direct. Mais merde, t'es obligé de mettre des messages perso aussi explicites où c'est juste pour me faire sortir de mes gonds??
Moi je ne vais pas non plus crier sur tous les toits que j'ai mon propre copain à usage unique. Et tu sais quoi, je n'y tiens pas tant que ça, même que je m'en passerais volontiers, c'est juste par défi, dépit, et jalousie. Oeil pour oeil dent pour dent connard.
***
***
***
Il est incapable de faire une phrase correcte en français, il n'a jamais suivi un film jusqu'au bout, se la pète comme pas permis, conduit comme un taré, a les oreilles décollées, n'a jamais vu de livres ailleurs que dans la vitrine d'un libraire, alors que moi, j'ai passé la moitié de ma vie dans une bibliothèque, désespérément égoïste, et ne sais rien cuisiner d'autre que du thé en infusion.
Mais qu'est ce que je fous avec ce type depuis 2 ans??!
***
***
...
***
Bon, ça y est. J'ai vidé mon sac. Ca va mieux. Ben Harper a chanté 26 fois "Another lonely day" sur mon pc puis 19 fois sur mon lecteur mp3, j'ai refoulé mes larmes toutes les fois où il en était au passage "you I held so close in my heart , oh dear, grow further from me with every falling tear". Désolée pour ce pitoyable remake de Bridget Jones à la dérive, d'ailleurs, je crois que je vais aller le relire, ça me fera du bien. Et promis, promis. Plus d'histoires à la con sur ce blog ( sauf dans les cas d'extrême urgence).
En plus c'est le mois de mai et il fait beau. Je vais de ce pas ranger ma rage et mon amour propre en miettes avec les gros pulls au fond du placard. Et faire des crêpes.